Nawale, tu viens de terminer une mission de volontaire en service civique au sein de l'association PIMMS de Paris. Peux-tu nous dire en quoi consistait ton rôle au sein de cette structure ?

Avec la dématérilisation des démarches liées aux services publics (la CAF, l’Assurance Vieillesse (CNAV) ou encore l’Assurance Maladie (CPAM), beaucoup de personnes se retrouvent en difficulté. Mon rôle consistait donc à être facilitatrice numérique. J’accompagnais les usagers dans leurs démarches administratives en ligne. De plus, je m’occupais de l’animation de l’espace numérique du PIMMS, en intervenant auprès des usagers qui utilisaient ou s’initiaient à l’informatique.

Qu'est-ce qui t'a poussé à t'engager comme volontaire ?

En toute honnêteté, je ne connaissais pas forcément le concept du Service Civique. Etudiante, j'avais un certain préjugé et je ne pensais pas être éligible au dispositif. Lors d'un grand oral à l'université, j’ai écouté avec attention un exposé sur le Service Civique fait par une autre étudiante. Je m'y suis intéressée et, appréciant l’engagement et la responsabilité citoyenne que cela induisait, j'ai entrepris les démarches pour m’engager comme volontaire.

Quel bilan fais-tu de cette expérience, qu'en retiens-tu ?

Pour tout vous dire, j'ai eu du mal à quitter le PIMMS, à interrompre mon travail avec les usagers et avec mes collègues. Mais toutes les bonnes choses ont une fin ! J'ai réellement apprécié le contact avec les usagers, la manière dont j'ai pu les accompagner ainsi que les échanges que nous avons pu avoir. J'ai appris ce qu'était vraiment l'engagement citoyen. Exercer ma mission au PIMMS m'a permis d'enrichir mon parcours professionnel, mais avec un aspect humain dominant. C'est bien la première fois que je m'investis autant professionnellement et, pour une fois, je dois dire que la seule raison qui me poussait à effectuer cette mission, était bien la mission en elle-même et non pas une raison pécuniaire.

J'en ressors changée aussi bien dans ma manière de voir les choses, que dans mes perspectives professionnelles. Je me sens concernée par les autres et j'ai gagné en maturité. Je suis déjà très nostalgique en repensant à cette mission, et je remercie fortement le PIMMS pour cette expérience très riche et marquante.

Comme vous le voyez, le bilan est très positif !

Et maintenant, quels sont tes projets ?

Ma formation universitaire est dans le domaine du Droit Public. Je vais, pour l’année en cours, achever ma formation par un Master 2 en administration publique et gestion des collectivités locales. En parallèle, je vais multiplier les expériences et les projets afin de préparer au mieux mon avenir professionnel.

Je ressors très inspirée pour mes futurs projets, le PIMMS étant au cœur de l’environnement des services publics, j’ai pu obtenir une vision réelle par rapport aux cours théoriques universitaires. Je me sens plus apte à évoluer dans le domaine public grâce à cela.